il faut s'en souvenir : le Prophète { qu'Allah le bénisse et le salut} a souffert pour nous.
*** rien que pour la révélation du Coran ...
La révélation descendait sur le Prophète en toutes circonstance :
dans la nuit obscure, ou dans le froid très vif, ou dans la forte chaleur du midi,
ou pendant le repos au cours d'un séjour, ou encore dans un voyage,
ou dans un contexte de paix ou celui de guerre,
et même à l'occasion du voyage nocturne (Isrâ') et l'Ascension (Mi`râj) vers les hauts cieux.
Al-Bukhârî rapporte dans son Sahîh, selon Â'ishah que Dieu l'agrée qu'Al-Hârith Ibn Hishâm demanda au Messager de Dieu, paix et bénédiction de Dieu sur lui : "ô Messager de Dieu, comment te vient la révélation ? ", " Parfois, dit le Prophète, elle me vient comme le bruit d'une cloche, c'est pour moi la forme la plus éprouvante. Lorsqu'elle cesse, j'ai alors compris ce qui m'a été dit. Il arrive aussi que l'ange apparaisse sous une forme humaine ; il me parle et je comprends ce qu'il dit ".
Â'ishah dit : "Je vis la révélation descendre sur lui un jour où il faisait très froid. Lorsque la révélation cessa, la sueur coulait abondamment de son front ".
*** "Le début de l'inspiration divine (wahy) au Messager d'Allâh — que la Paix d'Allâh et ses bénédictions soient sur lui — fut les songes véridiques durant son sommeil. Chaque fois qu'il faisait un rêve, il se réalisait manifestement.
Puis, il eut une attirance pour la retraite solitaire.Il se rendait alors au Mont Hirâ' où il se consacrait à l'adoration des nuits durant et il se préparait pour ces retraites. Ensuite, il retournait chez Khadîjah — que Dieu l'agrée — qui le parait pour une autre retraite jusqu'à ce que la Vérité le surprit à Hirâ'.
C'est alors que l'ange lui apparut disant : "Lis".
Le Messager de Dieu dit : "Je lui répondis : je ne lis guère.
Alors il me saisit et me serra fort au point de m'épuiser puis me relâcha et me dit : Lis.
Alors je lui répondis : je ne lis guère. Alors il me serra une deuxième fois au point de m'épuiser puis me relâcha et dit : Lis. Alors je dis : je ne lis guère.
Alors il me serra une troisième fois au point de m'épuiser puis me relâcha et dit : 'Lis au nom de ton Seigneur qui a créé' jusqu'à 'ce qu'il ignore' [2]".
Alors le Messager de Dieu — que la paix de Dieu et ses bénédictions soient sur lui — rentra chez son épouse Khadîja et s'écria : "Enveloppez-moi ! Enveloppez-moi !" On s'empressa de le tenir enveloppé jusqu'au moment où son effroi fut dissipé. Puis il dit à Khadîjah : "je craignis pour moi-même".
Khadîjah de lui dire : "À Dieu ne plaise, Dieu ne te voudrait aucun mal. Par Dieu, tu entretiens tes liens de parenté, tu soutiens les faibles, tu donnes aux pauvres, tu accueilles généreusement les hôtes, et tu viens en aide aux victimes des vraies crises".
Puis elle partit avec le Prophète voir son cousin Waraqah Ibn Nawfal. C'était un homme âgé, non-voyant, douée d'une connaissance des Anciens Livres. Khadîjah lui dit : " ô mon cousin, écoute les propos de ton neveu".
Alors le Messager de Dieu, paix et bénédiction de Dieu sur lui, lui relata ce qu'il vit.
Waraqah lui dit : "Cet Ange, c'est le Confident (Gabriel) qu'Allah a envoyé autrefois à Moïse. Plût à Allah que je soit vivant à l'époque où tes concitoyens te banniront !"
— "Ils me chasseront donc ?", s'exclama le Prophète, paix et bénédiction de Dieu sur lui.
— "Oui, reprit Waraqah. Jamais un homme n'a apporté ce que tu apportes sans être persécuté ! Si je vis encore ce jour-là, je t'aiderai de toutes mes forces".
Peu de temps après, Waraqah décéda et la révélation fut interrompue pendant un certain temps.
Allah nous dit dans le Coran : "nous ne t'avons envoyé que comme une miséricorde"